Parfois il est bon de savoir tout lire, tout voir , parfois tout entendre et rester muet pour éprouver combien le bonheur de l'autre peut nous apaiser quand bien même nous ne partageons ni ses choix ni son  tempérament. Jean Richard Ndoumbé               «  Sème un acte, tu récolteras une habitude. Sème une habitude et tu récolteras un caractère. Sème un caractère et tu récolteras une destinée…Jugez vos succès d'après ce que vous avez dû sacrifier pour les obtenir » Dalaï Lama       «  “Si le mot que tu vas prononcer n'est pas plus beau que le silence, alors ne le dis pas !”. Edith Piaf                                                                
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Sawanité ou la réappropriation par le peuple sawa de sa culture                                 Sawanité ou la réappropriation par le peuple sawa  de sa culture                                     Sawanité ou la réappropriation par le peuple sawa de sa culture                     
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A paraître
A paraître
promesse et l'esprit emprisonné dans ce corps désormais inerte, le voilà l'objet de ma 
fierté, promis à un soudain départ par ceux- là même qui, à la même table que lui, 
partageaient avec lui la soupe et le pain.
Pourquoi cette plainte mon cœur ? La terre tombale accueille-t-elle d'un sourire si radieux ? 
C'est vrai toutes ces indicibles souffrances que je traînaille avec moi dans cette ultime 
désespérance montrent du doigt. Et d'ailleurs, comment la traduire ? Mon corps mille fois 
meurtri n'a point pu épargner ma langue.
Avec la même abnégation que celle qui le pousse à acquiescer cette ténébreuse et si 
scandaleuse posture qui est la mienne, le verbe lui aussi, fatalement, s'en est allé.
Aucune gloire ne sera mienne !
Bien sûr , ça et là, se trouvent une valeureuse femme, un vaillant homme, pour confesser la 
lourdeur de mon fardeau.
Mon indigence et mes déchirures n'ont rien d'insolite et toutes mes jérémiades, avant 
même de voir le jour, sont déjà obsolètes.
Je suis un de ces nombreux néo-Jésus, glorieuses images, qui portent en leur sein, pour 
eux et pour les autres, à travers les affres d'un désespoir absolu, toutes les misères et les 
pathologies de la terre.

Autant  le lit de tes salvatrices souffrances fut sec, autant celui de ton libérateur départ ne 
cesse de recueillir des larmes de toutes les confidences...

A tout péché miséricorde!

Rue des fleurs, seize heures trente minutes, comme tous les 
jours de la semaine, il y régnait une forte agitation. Mais au 
troisième étage du numéro quinze, c'était comme la plupart du 
temps le calme complet. Maître Guillaume, un jeune et brillant 
avocat, assis lourdement dans son fauteuil, était plongé dans 
l'étude d'un de ses dossiers. Mais soudain, s'ouvrit avec fracas la 
porte de son bureau.
 - Papa !
 Sans lever les yeux, le jeune avocat avait nommé son géniteur ; il 
savait que personne si ce n'était ce dernier, n'avait coutume de 
faire ainsi irruption dans son lieu de travail. Cette déplorable 
manie, monsieur Guillaume, le père, l'avait adopté depuis le 
divorce de son Guillaume de fils à qui, il ne l'avait jamais 
pardonné.
- Pourquoi un homme intelligent divorçait – il de sa femme si 
celle-ci lui était restée fidèle depuis le jour de leur mariage ?
 Cette question, Guillaume le père l'avait si souvent posée à son 
rejeton que celui-ci semblait n'avoir rien entendu d'autre de son 
géniteur depuis belle lurette. Pourtant, à chaque fois il lui donnait 
la même réponse.
- Papa, tout simplement parce qu'i s'est rendu compte qu'il était 
amoureux d'une autre.
 Une réponse qui pour lepère du jeune homme, était indigne de 
l'homme. Seul disait-il, l'animal pouvait ainsi se comporter, pas un
homme digne de ce nom. Celui-ci pour Guillaume le père, était 
destiné à une vie honorable et respectable. Et dans le mariage, 
c'était cette honorabilité et cette respectabilité qu'on engageait, 
donc, il n'était pas question de les trahir, à moins qu'on ne soit 
moins qu'un homme. Proscrit dans son vocabulaire, le divorce 
pour Guillaume le père, restait immoral. Le jeune avocat qui, 
connaissait parfaitement son géniteur, ne plaçait jamais le mot 
lorsqu'il commençait à défendre ses principes, avait relevé la tête 
et, dévisagé l'homme qui toute sa vie, s'était donné pour mission, 
de lui dire ce qui était bien ou mal pour lui. Maître Guillaume était 
cependant loin, bien loin d'imaginer ce jour-là, la raison profonde 
de cette irruption paternelle dans son bureau. L'air paisible, il avait 
jeté un rapide coup d'œil au cadran de sa luxueuse montre puis, le
regard douillet, avait déposé sur la table son stylo. Les mains 
jointes, il attendait la fin du quart d'heure que son papa chéri avait 
pris l'habitude de s'accorder, lorsqu'il s'agissait de lui faire 
quelques remontrances. On avait coutume de dire qu'un enfant 
n'était jamais assez grand pour ses parents, avec les Guillaume, 
cela était encore plus plausible. Le père, médecin retraité, n'avait 
jamais vu en son fils, un être capable de s'assumer. Toujours à 
ses trousses, il avait tout d'abord désespérément, 

sans la moindre chance de succès pourtant, essayé de faire de 
celui-ci, un médecin comme lui. Pour cela, tous les moyens 
s'étaient avérés bons dès lors qu'ils pouvaient se faire efficaces.
Le sourire du lotus

Nul besoin de la dire, la douleur harassante de 
mon meurtrier désarroi. Et pourquoi diantre la 
geindre ? Bien retiré est désormais pour moi le 
nécessaire soutien. Je regarde autour de moi et je 
ne vois plus que spectres et charognards.

Mon cœur broyé par tant d'hypocrisies m'obscurcit-il
la vue ? Le voilà couché, le regard plein de